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Ce texte a fait l'objet d'une présentation lors d'un Café Liberté organisé par Liberté Chérie Bourgogne le 10 mai 2007 à Dijon.
I N T R O D U C T I ON G E N E R A L E C'est sous le signe de la contradiction que se place l'histoire du syndicalisme en France. Il faut remonter à la Révolution pour trouver l'origine de la première loi concernant les syndicats.
Cette réforme n'est probablement pas sans conséquence sur les émeutes sanglantes qui ont marqué tout le 19° siècle. 2°) -C'est sous l'impulsion d'un ministre libéral : Pierre Waldeck-Rousseau que la liberté de s 'associer dans le monde du travail a été rendue en 1884 en opposition avec le socialiste Jules Guesde. 3°) -Enfin, comme on le verra tout au long du XX° siècle, les syndicats et le premier, la C.G.T., n'ont cessé de proclamer leur indépendance vis à vis de la politique (c'est un principe fondateur inscrit dans la chartre d'Amiens), alors que, comme on le constatera, l'interpénétration entre syndicats et politique a été constante durant toute la période , et le problème est loin d'être résolu à ce jour. En ce qui concerne le XX° siècle, il est nécessaire de noter la prépondérance de la C.G.T. : en terme d'antériorité, en terme d'effectifs et par son influence qui a été et est encore déterminante.
-capacité d'attraction par les mouvements politiques extrémistes et donc impossibilité pour les modérés de faire la loi (à quelques exceptions près) ; - organisation favorisant des pratiques de gestion opaques et les systèmes d'appareil au détriment de pratiques et de services de terrain correspondant aux besoins des salariés. - mauvaise représentation des salariés au travers de ces groupements où le mythe devait tenir une grande part empêchant des négociations ouvertes et apaisées. - Nous parlerons essentiellement de trois périodes particulièrement importantes :
Le Front populaire et la seconde Guerre mondiale. Mai 1968 et l'après mai 1968. - La création de la C.G.T remonte à 1895, par le regroupement de plusieurs fédérations de métiers, puis en 1902 avec l'adhésion de la fédération des bourses du travail.
1) Les socialistes révolutionnaires (qui deviendront une composante de la SFIO: parti socialiste, section française de l'Internationale ouvrière). Ils se rapprocheront de Jean Jaurès et s'opposent à Jules Guesde. Ils ont un but : faire la révolution prolétarienne, ils prônent la grève générale et réfutent toute collusion avec le politique. 2) Les anarchistes : Ils fondent le journal : « La Vie Ouvrière ». Ils adoptent une attitude très provocante, marquée par la violence, notamment au moment des grèves des Mines dans le Nord. Ils sont anti-militaristes et anti-patriotiques. 3) Le courant de Jules Guesde qui est le courant marxiste, le seul à être partisan de la subordination du syndicat au parti politique. On retrouve ses 3 courants lors du Congrès d'Amiens en 1906 qui entérinera les principes fondateurs du syndicalisme avec la signature de la « Charte d'Amiens ».
1°) -de mettre le mouvement syndical en dehors de toute école politique. 2°) -d'entériner la lutte révolutionnaire contre le capitalisme. Il faut préparer l'émancipation intégrale qui ne peut se réaliser que par l'expropriation du capitalisme par le prolétariat. Les dissensions portent sur les moyens pour y aboutir . Les modérés (les Guesdistes -mouvement le plus important de la confédération- ) prônent la solidarité entre ouvriers et des institutions qui leur sont propres : caisses mutuelles, coopératives de production et l'action directe contre le patronat. Les anarcho-révolutionnaires, pour l'affrontement par tous moyens violents. Donc, dès son origine, le mouvement syndical en France, contrairement au syndicalisme allemand et anglais, affiche son originalité et sa grande ambition : -Indépendance de la vie politique. -Les grandes grèves organisées à la suite du congrès d'Amiens, en 1908 puis celle de 1910 n'ont rapporté aucune amélioration des conditions de travail. -Par ailleurs, la position anti-militariste et anti-patriotique de la confédération a une influence néfaste sur le nombre de ses adhésions. A cette époque elle rompt avec le syndicat international, dominé par des sociaux-démocrates, parce que la majorité des confédérations étrangères refuse d'inscrire la grève générale, l'antimilitarisme et l'antipatriotisme à l'ordre du jour des réunions.
La période est marquée par une relation très forte avec la SFIO, créé en 1905 (les hommes forts sont membres des 2 organisations, journaux communs....L'humanité, la Vie Ouvrière). A la veille de la 1° guerre, la C.G.T. compte 450.000 adhérents, 10% de la population syndicable et en 1916 elle disparaît quasiment. -la renaissance du pacifisme : « le massacre des peuples doit cesser » à partir de 1916. -et les évenements en Russie avec la Révolution Bolchevique.
LA REVOLUTION BOLCHEVIQUE ET SES CONSEQUENCES -En septembre 1917, les socialistes quittent l'Union Sacrée et l'aile gauche du parti soutient la révolution russe. C'est la même chose à la C.G.T . L'impact de la révolution russe est énorme : elle semble accréditer la thèse de la révolution prolétarienne. Elle ouvre la voie à une vague de syndicalisation très importante : en 1920, il y a 2 millions d'adhérents. En même temps, on assistera à un phénomène rare à la C.G.T. : une ouverture sur les autres. Ce sera une période de respect des pratiques religieuses, des races et des opinions politiques de ses membres. Il ne faut pas non plus sous-estimer l'aide précieuse que pouvait apporter les U.D.locales pour résoudre les problèmes d'approvisionnement. - L'embellie est de courte durée : en 1921, la C.G.T. retombe à 450.000 adhérents. - En effet, la majorité des adhérents partent quand ils découvrent la politisation extrème des syndicats. L'autre conséquence de la révolution russe est la scission de la C.G.T, tout comme après le congrès de Tours, le P.S.-SFIO se divisera pour donner naissance au Parti Communiste en 1920. Au sein de la confédération, la scission amènera la creation de la C.G.T.U qui fera sienne, comme le P.C. les 21 conditions de l'Internationale communiste. C'est à ce moment que se crée sur le modèle des syndicats chrétiens allemands, existant en Alsace Lorraine redevenue Française, la C.F.T.C. -Elle est liée à la démocratie chrétienne et elle apporte une nouvelle vision du syndicalisme. Très attachée au dualisme scolaire, à la protection de la famille ; elle défend une 3° voie entre collectivisme et capitalisme. -Malheureusement, le mouvement sera divisé entre les 2 guerres, entre tendance modérée et les J.O.C proche de la C.G.T. Ainsi, en 1921 la C.G.T. se retrouvait divisée et en effectif réduit d'autant que les défauts de l'organisation de départ qui favorisaient le système d'appareil au détriment de la proximité avec le salarié ont été amplifiés avec l'arrivée de l'idéologie communiste : -absence de service aux adhérents, -violence et outrance verbale de quelqu'uns, - agitation brouillonne : La confédération ligne non communiste ne peut pas se réunir sans être agressée par des commandos unitaires. -La période de 1922 à 1939 est marquée par une forte politisation, la C.G.T.U étant à la botte directe de l'Union Soviétique et de Staline, sous le contrôle de l'I.C. La C.G.T.U devient une pépinière de cadres pour le P.C.. C'est une période de beaucoup d'activisme sensé élever la conscience de classe, à mettre en parallèle avec l'immobilisme de la C.G.T. -La crise économique de 1930 donne un aspect dramatique à cette division.
LE FRONT POPULAIRE ET LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE -En 1934, la montée du nazisme crée un climat d'incertitude, un bloc de gauche se constitue au gouvernement (P.S., P.C, radicaux) en semblant de rempart face à la menace, lequel signe un pacte de non-agression avec Staline . -Le P.C.F lance l'idée d'un Front Populaire. -Au moment de la 1° grève de Juillet 1935, l'interpénétration entre partis et syndicats est totale. -C'est à ce moment que la C.G.T. Et C.G.T.U se réunifient. -Le P.C.F organise les grandes grèves de mai-juin 1936. En face, il n'y a aucune résistance. Sans risques, les grèves s'enclenchent et il y en a plus après les accords de Matignon qu'avant. -Les succès obtenus sont en demi-teinte : la semaine de 40 heures, les 1° congés payés, l'élection des D.P. et l' absence de sanction pour fait de grève. Dans la réalité, ce ne sont que des demi-victoires, encore une fois il n'y a aucune négociation pour l'application pratique dans les entreprises, de plus il n'y a pas de statut de la grève. Les communistes controlent les ¾ des effectifs syndicaux. C'est une ruée syndicale, en 1936 il y a 4.5 millions de syndiqués. La guerre civile Espagnole et l'attitude de l'Allemagne Nazie déclenche une nouvelle crise. Après Munich, les communistes réclament la guerre en alliance avec Staline. La nouvelle grève de Novembre 1938 est un échec. Les communistes dominent la C.G.T. qui est divisée et ne compte plus qu'1million de membres en 1939. Parallèlement, la C.F.T.C progresse. -Après le pacte de non agression germano-soviétique, les communistes sont exclus de la C.G.T ce qui affaiblit considérablement la confédération. Certains syndicalistes rentrent dans la clandestinité. Ensuite, toutes les organisations syndicales sont dissoutes en 1940 par le régime de Vichy, ce qui n'empêche pas la C.G.T. de participer au gouvernement par délégation de 2 syndicalistes : Robert Bothereau et Robert Lacoste. Un cégétiste est nommé ministre du travail: René Belin. Le syndicalisme non communiste se réduit à une peau de chagrin et doit adapter ses statuts au régime autoritaire de Vichy radicalement hostile au syndicalisme. A cette époque le rôle des U.D. se résument aux comités « patates ». La Résistance , à proprement parlé, se met en place après la dissolution des centrales syndicales en 40 par la proclamation d'un manifeste où cégétistes et chrétiens se réunissent sur les mêmes valeurs : « être anti-capitaliste » mais aussi réaffirment les libertés fondamentales. En juin 1941, l'entrée en guerre de l'Allemagne contre L'URSS lève l'ambiguïté. Les communistes s'engagent aussitôt dans la lutte contre « l'envahisseur hitlérien » .Ils appellent à s'unir avec les résistants gaullistes. -A la fin de la guerre et au moment de l'épuration, la C.G.T prend toute sa place au sein des institutions de la France Libre :
-La C.F.T.C en liens très étroits avec le M.R.P. obtient une bonne répartition des sièges à la Sécurité Sociale. ( Le M.R.P. = mouvement social démocrate chrétien) La C.F.T.C a su s'imposer, et cherche à étendre son influence aux non communistes. Elle remplace dans ses statuts la référence à la doctrine de l'Eglise catholique par la « morale sociale chrétienne », ce qui lui permet effectivement de renforcer ses implantations. -La C.G.T est reconquise par les communistes et elle est en contact constant avec l'URSS . Les ex-confédérés cherchent à risposter et créent F.O autour de Robert Bothereau,en 1947. -F.O sera tout de suite soutenu par les Américains qui y voit un contrepoids aux communistes de la C.G.T , et sera soutenu aussi par les socialistes. -Le plan Marshall se met en place pour sortir du marasme économique, la grève de 1947 n'est pas soutenue par F.O. qui dénonce les débordements. -La période de 1948 à 1977 est marquée par un taux de syndicalisation fort qui se maintient autour de 20% . Elle se distribue entre la C.G.T. où triomphe le communisme syndical , largement majoritaire, puis : F.O ; C.F.T.C et C.G.C.. Pour mémoire, la C.G.T. soutient l'intervention militaire russe en Hongrie en 56.
MAI 1968 ET SES CONSEQUENCES -Création en 1963 de la C.F.D.T qui est la branche déconfessionnalisé de la C.F.T.C. Il faut noter l'esprit humaniste et ouvert de ce syndicat à son origine. Les années 60 sont celles d'un complet renouvellement des dirigeants des centrales syndicales avec : André Bergeron : F.O. Georges Seguy : C.G.T Eugène Descamps : C.F.D.T. -La C.F.D.T soutient la C.G.T. pour la grève des mineurs en 1963 et on assiste à un rapprochement entre C.F.D.T et C.G.T , par attraction de son aile gauche. Ils signent des accords sur des objectifs de lutte. -En 1966, la représentativité des 5 centrales est entérinée par l'adoption du caractère de « présomption irréfragable » de leur représentativité selon les 5 crytères connus. -Le mouvement étudiant de mai 1968 déconcerte dans un 1° temps le monde syndical qui le regarde de haut. Mais devant l'ampleur du mouvement, ils finissent par se rallier. -La C.G.T comme le P.C.F s'éfforce de canaliser et d'encadrer le mouvement. La C.F.D.T. se trouve plus en phase avec le mouvement. Elle soutient les contestations étudiantes dans lesquelles elle retrouve des thèmes qui lui sont chers : l'autogestion. Elle se rapproche de l'UNEF et du P.S.U autre acteur du mouvement. Par contre, F.O est réservé. Mais bientôt, les bastions trotskistes de F.O s'engagent et le pays compte bientôt 5 millions de grèvistes. -Devant la surenchère gauchiste, la C.G.T tente de trouver une issue dans une grande négociation nationale. -Le 25 mai, 8 délégations signent les accords de Grenelle : augmentation de 35% du S.M.I.G. - Les années qui suivent sont très conflictuelles, comme après 36. -L'autre conséquence importante de 68 est la radicalisation de la C.F.D.T. qui affirme son ralliement au socialisme autogestionnaire : « La gestion des entreprises par les travailleurs, mais aussi de l'ensemble de l'économie et de la cité par le peuple ». Ces idées sont symbolisées par le conflit chez LIP en 1973. Le réalisme d'attitude de F.O est incarné par la personne d'André Bergeron, secrétaire général depuis 1963. Il incarne une politique de bon sens et responsable qui s'avère payante. Il prend le parti de défendre les salariés par le biais du contrat. L'élaboration d'un programme commun entre P.S. Et P.C.F en 1977 l'amène à prendre ses distances avec le P.S. Il y a 1 syndiqué sur 4 salariés en 1977. C.G.T : de 4.5 M en 48, elle ne compte plus que : 1.8 M en 77 C.F.T.C : de 300.000 à 100.000 C.F.D.T. : de 450.000 en 64 à 750.000 F.O. : de 300.000 à 480.000 et la F.E.N (issue de la scission C.G.T avec F.O) : de 150.000 à 500.000. -Bien que profondément divisé et politisé, le syndicalisme en 1977 semble solidement implanté dans le salariat Français et il dispose encore d'une image favorable dans l'opinion, mais après 1978, les flux des adhésions nouvelles se tarit....
AUJOURD'HUI On assiste au recentrage de la C.F.D.T.à la suite de la remarquable Nicole Notat. Elle a soutenu la réforme de la S.S. Proposé par Juppé en 1995. Mais la C.F.D.T. se rapproche de la C.G.T. en 1998 et Nicole Notat est remplacée par François Chérèque en 2002. La réforme des retraites en 2003 provoque une crise importante à la C.F.D.T.. Comment essayera-t-elle de se récupérer ? -Par contre, la C.G.T. n'évolue pas. En 1992, au moment du départ de Henri Krasucki, elle compte 600.000 adhérents (3 fois moins qu'en 68). -Pour montrer qu'elle a pris acte de la chute du mur de Berlin, elle se désaffilie de la F.S.M (de l'ex URSS) et ...renonce au principe de la socialisation des moyens de production et d'échanges. -Depuis 1999, Bernard Thibault en est secrétaire général. Si le découplage avec le P.C.F est confirmé en 2003, en revanche, la centrale est l'invitée vedette du congrès du P.S en 2005, légitimant ainsi son leadership des organisations syndicales Françaises. -F.O se radicalise sous la pression des groupuscules trotskistes qu'elle a toujours eus. Marc Blondel est à sa tête depuis 1989. F.O renforce ses positions chez les enseignants contribuant à l'émergence d'une professionnalisation des militants. Le syndicat s'engage dans les mouvements de grève de 1995 au côté de la C.G.T. Ses effectifs sont de 300.000 membres actuellement, son nouveau secrétaire général : Jean-Claude Mailly depuis 2004. -La C.F.T.C et C.G.C ne sont pas épargnées par la désyndicalisation mais leur audience a mieux résisté. Il faut noter l'importance du mouvement à la suite de la loi Savary en 1984. La vision plus réaliste de la C.F.T.C s'est encore améliorée depuis la parution de « Centesimus Annus » de Jean-Paul II qui rejette les antagonismes sociaux , reconnaît une communauté de destins au sein de l'entreprise et proclame les vertus du capitalisme quand il est soumis à l'Ethique. Mais, actuellement, certains mouvements intégristes font débat au sein de la confédération. -Enfin, il faut noter l'émergence d'un nouveau fait syndical avec la présence de : SUD et le regroupement de plusieurs syndicats agricoles et de la fonction publique au sein de l'UNSA qui réunit 64 confédérations.
POURQUOI LE NOMBRE DES ADHESIONS A-T-IL AUTANT DIMINUE A PARTIR DE 1978 ? -La transformation de l'appareil productif en question ?: oui mais en Allemagne, Angleterre et Iltalie, la syndicalisation a mieux résisté. De plus, la C.F.D.T. qui a remis en cause son organisation syndicale et propose une adaptation au monde économique avec Nicole Notat, connaît une embellie. C'est elle qui énonce pour la 1° fois dans le monde syndical que l'économie de marché est une réalité incontournable. -La fin du « mouvement ouvrier » ? oui mais dans le public, il n'y a pas de mouvement ouvrier et on assiste à une décrue aussi. -L'individualisme ? Non , nous les libéraux savons que l'individu n'est pas un être a-social au contraire, il vit d 'échanges. -C'est bien plutôt le mode de fonctionnement même du syndicat qui est mis en question : L'enfermement des syndicats dans des logiques institutionnelles et bureaucratiques avec la professionnalisation des activités syndicales et la multiplication des postes de permanents à comparer à la faiblesse du nombre d'adhérents. La figure du militant syndical salarié parmi les autres disparaît. Cet état de choses est amplifié par le financement des syndicats qui ne dépend plus directement des cotisations de ses adhérents, avec tout un système de subventions , d'aides et de mises à disposition de personnel toutes plus opaques les unes que les autres. Enfin, ce qui surtout a coupé les syndicats de la population salariée, c'est sa relation avec la politique partisane. Même si , en apparence il n'y a plus de syndicalistes dans les directions des principaux partis, surtout depuis 1989, à l'exception toutefois des trotskistes. Mais dans la pratique, les syndicats entretiennent des relations étroites avec leurs homologues de niveau comparable dans les partis. De plus, les syndicats raisonnent en « politiques » envers « leurs » salariés. De même l'idéologie «du grand mouvement social » inclus dans la charte d'Amiens est toujours presente dans les esprits. Enfin, ils se livrent à une lutte fratricide entre eux pour le contrôle d'institutions diverses :(S.S ; C.A.F ; Unedic ; organismes de formation continue....) Ils n'ont aucune proposition en matière de construction de l'identité professionnelle par exemple, ce qui explique la percée de SUD qui réussit dans ces domaines. Par ailleurs, l'amélioration de la communication dans l'entreprise a tendance à éliminer le rôle de l'intermédiaire.
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